MOBILISATION : JA et FNSEA 79 expliquent leur stratégie syndicale hivernale
Le 16 octobre, les présidents et secrétaires généraux de JA et de la FNSEA 79 rassemblaient les médias d’informations pour échanger sur leurs futures actions syndicales intitulées : « promotion de l’agriculture deux-sévrienne » avec au programme trois axes de mobilisation.
Il faut renouer le lien entre les agriculteurs et les concitoyens. La clé n’est pas difficile à trouver, il s’agit bien de la confiance. Aujourd’hui, celle-ci est en partie rompue alors que 80% de la population apprécient les agriculteurs, considéré comme des travailleurs, avec peu de revenus. « Et pourtant les agriculteurs ont besoin de se sentir appréciés. La crise agricole elle se ressent à deux endroits : au portefeuille via les prix et psychologiquement par le désamour », explique Alain Chabauty, président de la FNSEA 79
Le premier axe de mobilisation le « manger français ». Kévin Pineau, secrétaire général de JA79, a expliqué que les agriculteurs ont changé leurs pratiques de production. « En effet, argumente-t-il, poussés par les demandes et enjeux sociétaux, les exploitants sont amenés à respecter des chartes et des réglementation spécifiques pour répondre au bien-être animal, par exemple. Or on importe des produits qui, eux, ne respectent pas les normes européennes : l’agriculture que nous ne voulons pas. »
Shayna Darak, président des JA79, a avancé, quant à lui, des arguments en termes de prix ; des prix qui font la rémunération. Tout d’abord, sur le deuxième pilier de la PAC, le positionnement JA et FNSEA 79 est clair : les aides PAC du 2ème pilier doivent être réparties également justement afin d’éviter les distorsions de concurrence. Il évoque aussi les répartitions de marges sur les produits agricoles et les opportunités de marchés : « Les marges doivent être distribuées entre tous les acteurs de la filière : producteur, transformateur, distributeur […] On parle souvent de la vente directe, mais des opportunités en RHD peuvent également être développées et notamment dans les cantines scolaire, sujet sur lequel nous interpellerons les candidats lors des élections municipales ».
Enfin, dernier axe de mobilisation : la surtransposition de la réglementation. Le secrétaire général de la FNSEA 79, Olivier Renaud, a choisi d’aborder la fiscalité puisque « par exemple, l’Etat français a voté une hausse de 50% de la redevance pour pollution diffuse payée par les agriculteurs aux agences de l’eau. Soit au total 180 millions d’euros de charges en plus supportés par les exploitations françaises » ou encore les produits phytosanitaires : « la France interdit les mélanges de produits lors des pulvérisations, alors que l’Europe reste muette sur ce sujet, ce qui implique plusieurs passages sur parcelle et donc des coûts supplémentaires à l’hectare. »
« La surtransposition, le manger français et le revenu sont trois axes « d’amélioration ». Ils répondent au modèle d’agriculture que JA et FNSEA défend : une agriculture familiale. C’est aussi grâce à cela que nous pourrons installer des jeunes sur le territoire » conclut le leader du syndicat des jeunes
